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Littérature
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Écrit par Bunee
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lundi, 19 mai 2008 14:49 |
 Editions Zulma ISBN 978-2-84304-435-9
Roman Français
Le coup de cœur du moment -- roman noir par excellence, écriture sobre et corrosive truffée d'images originales et percutantes, des personnages décalés, crasseux dans leur malheur, morts dans leur bonheur ...
Ca m'a vraiment donné envie de découvrir cet auteur, dont vous avez peut-être lu "Comment va la douleur ?".
Gare perdue et anonyme de Bretagne, interchangeable, loin des côtes et au cœur des champs. Un homme dont on découvre au fil du récit le passé douloureux.
Ici comme ce pourrait être ailleurs, il s'arrête dans cette petite ville et va loger à l'hôtel.
Il s'appelle Gabriel, et fait justement penser à un ange. Généreux, il donne son temps, écoute, cuisine, parle et console, et noue ainsi au fur et à mesure du récit des liens de plus en plus étroits avec une série de personnages qu'il séduit. Chacun est un peu bancal ou brisé. - José, patron du Faro - café restaurant - dont l'épouse est à l'hôpital et qui se dépêtre avec ses deux enfants.
- Madeleine, réceptionniste de l'hôtel oscillant entre le beau et le laid,
- Marco et Rita, couple de marginaux renifleurs de poudre.
On voit au début difficilement où l'auteur nous mène. Il fait se croiser les gens et finit, avec adresse, à nous faire glisser soudain vers l'inattendu, l'impensable. Impossible d'en dire plus sans dévoiler la chute qui est irrésistible. J'ai vraiment bien aimé. |
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Dernières nouvelles
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Écrit par carbonyx
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jeudi, 20 mars 2008 04:02 |
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Pour commenter cet article dans le forum, il suffit d'ajouter mos_fb_discuss:catid (entouré par des accolades > {} ) à ce que vous avez écrit sachant que le catid correspond à la catégorie du forum dans laquelle, votre article pourra être commenté. Pour connaître le bon ID (de la bonne catégorie ou zone, concernant notre forum), il suffit juste de regarder dans le forum lui-même et de contrôler l'URL dans la barre d'état, en bas de votre navigateur, en survolant la zone dans laquelle sera intégré le commentaire avec le pointeur de votre souris/trackball/... Le catid y est clairement indiqué, en fin d'URL. Afin de tester ce que je dis, je vais donc chercher le catid de la zone Notre site, vos idées... L'URL m'indique qu'il s'agit de la catid 14, tel que : (URL tronquée volontairement) http://[...]showcat&catid=14 Je reprend la syntaxe présentée ci-avant et je remplace catid par son n° correspondant?, 14, pour notre exemple. Comme ceci : mos_fb_discuss:14, (entouré par deux accolades ouverte/fermée !), sur une ligne, séparément de tout. ... Et voilà. Je sais que ce n'est pas forcément facile à faire, surtout pour quelqu'un qui n'est pas trop rompu aux lignes de code (et apparenté) mais c'est actuellement le seul moyen de procéder. Pour conclure, n'hésitez pas à utiliser cette ligne magique - mos_fb_discuss:catid - avec le bon ID si vous voulez que l'on commente vos articles. Dans le cas contraire, les articles resteront de toute manière commentés... mais uniquement dans le site lui-même, pas dans le forum. Il serait dommage de ne pas en profiter... n'est-ce pas ? :) Amitiés
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Mis à jour de ( jeudi, 20 mars 2008 05:26 )
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Littérature
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Écrit par Bunee
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lundi, 28 janvier 2008 01:12 |

Roman 2007 Mercure de France ISBN 978-2-7152-2645-6
Ma non méthodologie d'achat pifométrique m'a conduit à lire ce bouquin, tant attirée par le titre qui sonnait bien que par le bandeau flashy. A propos de titre, veuillez noter que celui-ci a été piqué à Bertolt Brecht (une citation de Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny) avec bien évidemment l'autorisation de la succession de ce dernier.
Je ne vous en dirai pas beaucoup sur l'histoire elle-même, que le quart de couverture retrace très bien (source: site de la maison d'édition): Les garçons des clubs, les jeunes officiers du mess, je les tiens dans ma main gantée de fil blanc. Je suis Zelda Sayre. La fille du Juge. La future fiancée du futur grand écrivain. Du jour où je l’ai vu, je n’ai plus cessé d’attendre. Et d’endurer, pour lui, avec lui, contre lui. Montgomery, Alabama, 1918. Quand Zelda, « Belle du Sud », rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un tournant décisif. Lui s’est juré de devenir écrivain : le succès retentissant de son premier roman lui donne raison. Le couple devient la coqueluche du tout New York. Mais Scott et Zelda ne sont encore que des enfants : propulsés dans le feu de la vie mondaine, ils ne tardent pas à se brûler les ailes… Gilles Leroy s’est glissé dans la peau de Zelda, au plus près de ses joies et de ses peines. Pour peindre avec une sensibilité rare le destin de celle qui, cannibalisée par son mari écrivain, dut lutter corps et âme pour exister… Mêlant avec brio éléments biographiques et imaginaires, Gilles Leroy signe ici son grand « roman américain ». Gilles Leroy est l'auteur notamment de Machines à sous (prix Valery Larbaud 1999), L'amant russe (2002) et Grandir (2004) et Champsecret (2005)..
Quant à ce livre, c'est très facile de le définir par la négative: Ce n'est pas la biographie de Zelda. Passez votre chemin si vous souhaitez de l'exactitude - voire de la rigueur - historique et chronologique.
L'histoire, donc, vous est très bien résumée ci-dessus. Personnellement je trouve que les éléments imaginaires ajoutés à l'histoire sont trop (comment dire?) sentimentaux et qu'un peu de simplicité sur ce point n'aurait pas été nuisible. Je pense ici aux longs développements consacrés à l'aviateur français.
Voici quelques points que je souhaiterais aborder avec vous.
L'écriture est relevée, sensible, élégante sans être entortillée. J'ai été sidérée par la crédibilité et la texture du récit. Exercice d'autant plus admirable qu'il s'agit ici pour un écrivain homme de se glisser dans l'esprit - non, de faire corps avec l'esprit - d'une héroïne avec le moins de distance possible (cf. l'emploi du "je").
Impressionnée également par la vraisemblance des tourments que subit l'héroïne, un rapport à la réalité, à la déchéance, vraiment très particulier qui trouble le lecteur et le plonge dans la Psyché de Zelda. Parfois quelques tournures peuvent agacer car elles frôlent l'affectation (1), mais ça reste une impression très vague au final.
Conclusion: c'est un très beau livre - étrangement émouvant pour ceux et celles auprès de qui, pour des raisons plus ou moins personnelles, il fera échos et aura une résonance particulière.
(1) Extrait du dictionnaire de l'académie Française - 9ème édition Affectation n. f. XVIe siècle. Emprunté du latin affectatio, « recherche, poursuite de, prétention à ». 1. Action de feindre certains sentiments, certaines qualités, ou d'en exagérer l'expression. Affectation de sensibilité, de modestie, de piété. Affectation de gaieté, d'indifférence. 2. Façon de parler et d'agir qui s'éloigne du naturel. Mettre de l'affectation dans ses manières. Reprocher à quelqu'un l'affectation de son langage. Parler sans affectation. Par méton. Au pluriel. Manières affectées. Ces affectations sont déplaisantes, ridicules. |
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Mis à jour de ( lundi, 28 janvier 2008 03:06 )
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Informatique
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Écrit par carbonyx
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vendredi, 18 janvier 2008 15:22 |
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Il y a quelques jours, lors de l'Apple Keynote 2008.Steve Jobs nous présentait (selon ses propres dires) "le portable le plus fin du monde", le nouveau MacBook Air
Qu'en est-il de la réalité de ce slogan tapageur ? Je suis tombé par hasard sur un article de 01.net (daté du 02/03/2006, donc pas des plus récents) dans lequel sont données les caractéristiques d'un autre portable ultra-fin, le Fujitsu Siemens Lifebook Q2010, de prime abord semblable côté finesse au portable "made by Apple". Cela imposait donc que je fasse un comparatif, cela malgré la différence d'ancienneté entre les deux appareils, puisque ils combattent dans la même catégorie, plus ou moins celle des "ultraportables". |
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Mis à jour de ( jeudi, 24 janvier 2008 04:40 )
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Littérature
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Écrit par Bunee
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dimanche, 13 janvier 2008 23:09 |
Titre original: Beim Haüten der Zwiebel Roman traduit de l'allemand par Claude Porcell Editions du Seuil ISBN 978-2-02-093395-7
C'est avec plaisir que je reprends le fil de mes chroniques pour vous parler de ce livre.
Vous connaissez très certainement Günter Grass, Prix Nobel de littérature 1999, auteur notamment du mondialement célèbre Tambour, dont vous pourrez lire une bonne critique ici. Et non moins certainement entendu quelques-un des échos de la polémique ayant fait suite à la grande révélation contenu dans "pelures d'oignon" -- un "scoop" sulfureux (non j'exagère) et retentissant contenu, pour les curieux, page 106 et suivantes (107 pour être très précis).
Günter Grass, auteur phare de l'après guerre, symbole de la lutte contre le silence plein de culpabilité qui a longtemps pesé sur le peuple allemand comme une chape de plomb -- un non dit sociétal et transgénérationnel -- militant pour un repentir "constructif"... évoque de façon détaillée son entrée au sein des Waffen-SS, et les quelques jours où il a revêtu l'uniforme sans tirer un seul coup de fusil (sic)
Bon, autant dire, si cet auteur ne vous dit rien, ce bouquin risque de ne pas beaucoup vous intéresser. Günter Grass se livre ici au difficile exercice de l'autobiographie non exhaustive -- par morceaux choisis. Son enfance à Dantzig, ses relations avec ses parents, avec la peur, l'amour et la mort, sa rencontre avec l'art et l'écriture ....
Les métaphores employées expliquent le titre:
Le souvenir se fonde sur des souvenirs qui se fondent à leur tour sur des souvenirs en quête de souvenirs. C’est ainsi qu’il ressemble à l’oignon, dont chaque pelure qui tombe met au jour des choses longtemps oubliées, jusqu’aux dents de lait de la première enfance, mais ensuite le tranchant du couteau lui donne une autre destination : haché peau après peau, il fait venir des larmes qui troublent le regard.
Günter Grass utilise aussi la métaphore de l'ambre: le souvenir cristallisé, enkysté dans la mémoire comme l'insecte dans la résine fossile qui roule, brillante, sur les plages de la Baltique. Beaucoup de force et de poésie par moment, avec une émotion à fleur de pages, beaucoup de pudeur mais pas d'excuses recherchées pour "cette recrue qui portait son nom" et qui ne posait pas de question.
Un petit bémol néanmoins: l'aspect un peu neutre, fade, teintant le récit en dehors des moments susvisés et une tendance récurrente à l'auto-citation.
Je pense que ceux qui sont déjà initiés à Günter Grass et à sa plume ont plus de chances d'apprécier que les autres ^^ |
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Mis à jour de ( samedi, 19 janvier 2008 18:26 )
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